les oiseaux du jardin en hiver

les oiseaux du jardin en hiver

18/02/2020

Contrairement à ce que nous pouvons croire, il est tout à fait possible d'observer des oiseaux dans nos jardins en hiver. En effet, la recherche de nourriture oblige de nouveaux visiteurs à quitter leur lieu d’habitat naturel. De plus, comme il y a moins de feuillage, ils sont davantage visibles ! 

Alors, qui sont ces oiseaux qui arborent nos jardins en hiver ?

 

Fiches d’identités de nos amis du jardin

 

La Mésange bleue (Cyanistes caeruleus) : c’est un petit oiseau très facile à reconnaître, avec son dessous jaune et sa calotte bleue. C’est généralement l’oiseau le plus fréquent sur les mangeoires. La Mésange bleue est très vive et remuante. Elle pousse souvent des trilles et des cris de contact aigus. C’est une acrobate qui n’hésite pas à se suspendre la tête en bas pour manger. Elle adore les graines de tournesol, et il est amusant de la voir prendre une graine, l’emporter sur une branche pour la manger puis revenir en chercher une autre. Quand elles sont nombreuses, cela devient un vrai ballet aérien !

 

 

Le Rougegorge familier (Erithacus rubecula) : il est très facile à reconnaître avec son plastron orange, son dos marron clair et sa forme rondouillarde. Il est généralement vu seul, et il peut parfois s’approcher très près des maisons. Il ne mange pas de fruits ni de graines mais préfère les miettes, les matières grasses et les déchets alimentaires.

 

 

La Mésange charbonnière (Parus major) : elle ressemble superficiellement à la Mésange bleue, mais elle est un peu plus grande, sa tête est noire avec des joues blanches, et elle a une « cravate » noire qui se détache sur le dessous jaune. Elle est souvent moins commune et plus « calme » que la Mésange bleue. Elle raffole aussi des graines de tournesol.

 

 

 Le Moineau domestique (Passer domesticus) : c’est un passereau bien connu et familier. Il est globalement brun et gris, son bec est conique, et il est généralement vu en groupes. Le mâle est plus coloré que la femelle, avec du roux sur la calotte et le dos, tandis que la femelle est plus pâle, d’un beige uniforme.

 

La Perruche à collier (Psittacula krameri) : c’est un grand oiseau entièrement vert, à la longue queue, et bruyant (ses cris stridents et répétés sont audibles de loin). Le mâle a un fin collier noir.  Elle est d’origine férale (échappée de captivité) et est de plus en plus fréquente dans certaines régions urbaines d’Europe, par exemple dans les banlieues de Paris, de Londres ou de Bruxelles. Elle fréquente parfois dans les mangeoires en hiver et se nourrit de graines.                           

 

 

La Pie bavarde (Pica pica) : c’est un Corvidé de grande taille, noir et blanc, avec une longue queue, très facile à reconnaître. La pie est assez méfiante, mais elle sera attirée si vous mettez à sa disposition vos déchets alimentaires. Elle ne mange ni les fruits ni les graines.

 

 

La Tourterelle turque (Streptopelia decaocto) : familière, elle a une silhouette typique, est d’un gris-beige clair, avec un fin demi-collier. Elle se nourrit de graines sur le sol ou sur les mangeoires (plateaux). Elle est plutôt méfiante et prompte à s’envoler.

 

 

Le Pigeon ramier (Columba palumbus) : c’est un pigeon gris-bleu qui ressemble superficiellement au Pigeon biset (Columba livia) que l’on voit partout en ville, mais qui s’en distingue par sa taille bien supérieure, son allure plus ronde (il semble avoir un gros ventre et ses pattes semblent à peine dépasser), son comportement plus tranquille et solitaire, en tout cas dans les parcs et les jardins (il peut former en hiver de grandes troupes qui se nourrissent dans les cultures et qui se regroupent la nuit dans les arbres), sa tache blanche bien visible sur le cou, ses ailes gris uni sans barres noires et qui présentent deux grands croissants blancs sur le dessus qui sont bien visibles quand l’oiseau est en vol.

 

 

Le Pinson des arbres : c'est un passereau commun et facile à reconnaître. Le mâle adulte nuptial est assez bariolé. Le manteau et le haut du dos sont d'un brun-marron chaud. La tête est d'un gris-ardoise bleuté, excepté le front qui est noir et l'ensemble lores, joues et couvertures auriculaires" qui est châtain. Le bec est gris bleuté. Deux larges barres blanches séparées de noir sur les couvertures alaires sont diagnostiques et très visibles, au posé comme en vol.

 

 

 

Le Chardonneret élégant : c'est un petit passereau, d'une taille inférieure à celle d'un moineau et facile à reconnaître. En effet, l'adulte a une face rouge sang et une grande zone jaune-citron sur l'aile. Il y a un léger dimorphisme sexuel qui, si l'on peut dire, ne saute pas aux yeux. Le mâle a le rouge de la face qui déborde l'œil vers l'arrière tandis que chez la femelle, le rouge s'arrête au niveau de l'œil. Le reste de la tête est noir et blanc. L'œil sombre est inclus dans une zone lorale noire. Le bec, régulièrement conique, est rose pâle.

 

 

 

L’Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) : il ressemble superficiellement au Merle noir par sa taille et la couleur de son plumage, mais il est plus élancé, il se tient plus droit, son bec est plus long, sa queue plus courte, il est moucheté de petits points blancs en hiver, et il ne saute pas pour se déplacer mais marche.

 

 

 

Le Merle noir (Turdus merula) : le mâle est entièrement noir avec un bec jaune, la femelle et le jeune sont bruns avec un bec terne, mais tous ont la même corpulence et le même comportement. Cet oiseau apprécie les fruits (notamment les pommes), les miettes, les matières grasses et les déchets alimentaires disposés sur le sol à son attention.

 

Comment les aider passer l’hiver et le reste de l’année ?

 

Accueillir les oiseaux tout au long de l’année réclame un peu de vigilance.

En cette saison hivernale, les mangeoires sont en place.

En période de gel, veillez simplement à renouveler le contenu des abreuvoirs avec de l’eau tiède ou de glisser dessous une brique chauffée au four pour empêcher l’eau de geler trop rapidement.

Quand c’est possible, déplacez souvent les mangeoires afin de limiter les risques de contagion, favorisée par la concentration d’oiseaux sur un même point, ou bien désinfectez-les à l’eau de Javel.

Au printemps, pensez à nettoyer et désinfecter les mangeoires pour cette nouvelle saison et répétez cette action régulièrement pour le bien-être des oiseaux.

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